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Un voyage politique chez Trump

Bien que les républicains au Congrès et à la Maison-Blanche aient des raisons d’utiliser leur pouvoir constitutionnel pour renvoyer Trump sur cette seule base, le trumpisme doit perdre dans les urnes pour que sa défaite veuille dire quoi que ce soit. Le trumpisme ne doit pas être martyrisé. Tandis que la presse politique s’emparait de l’identité d’un éditorialiste, le Sénat envisageait la nomination de Brett Kavanaugh, dont l’ascension à la Cour suprême ferait en sorte que l’agenda autoritaire de Trump se concrétise. Les Américains devraient se soucier moins de savoir qui est l’auteur de la tribune anonyme, et plus encore de savoir qui est Kavanaugh: un homme qui croit que les présidents républicains sont au-dessus de la loi et ne répondra pas aux questions de base concernant les conversations qu’il a eues au sujet de l’enquête du conseil spécial . La bataille pour l’investiture Kavanaugh est moins amusante et moins dramatique qu’un responsable anonyme de Trump qui revendique le titre de «résistance», mais cela aura un impact bien plus important sur la vie américaine. Si l’ère Trump se termine dans disgrâce, l’auteur du journal The Times prétendra avoir héroïquement résisté au tyran Trump. Si cela aboutit à une victoire pour Trump et ses alliés, ils peuvent prétendre avoir été un gardien fidèle du programme conservateur que Trump a été élu pour mettre en œuvre. C’est une lâcheté égoïste. L’administration Trump a provoqué le déplacement et la mort de milliers d’Américains à Porto Rico, l’abus systématique d’enfants comme politique d’immigration, la révocation arbitraire du statut des immigrés noirs et latinos qui ne posent aucun risque pour la sécurité publique, une abdication du gouvernement fédéral. le devoir du gouvernement de défendre les droits civils des minorités raciales et ethniques, la tentative de subversion des forces de l’ordre fédérales et l’enrichissement du président et de ses alliés aux frais des contribuables. Les mains qui ont permis cela ne seront jamais propres. Dishing to Woodward, ou le Times, ne changera rien à cela. Davantage d’information est disponible sur le site de l’agence de voyage du voyage à Boston. Suivez le lien.

Le nouvel extreme du Brésil

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est qualifié facilement dimanche pour le deuxième tour de la présidentielle au Brésil sur un gros score, mais il se retrouvera face à la gauche dans un duel à l’issue incertaine. Avant que ne tombent les résultats le situant à 46,06% avec 99,99% des urnes dépouillées, loin devant Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) à 29,24%, Bolsonaro a évoqué des « problèmes avec les urnes électroniques ». Je suis certain que si ça n’avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République. Nous ne pouvons pas rester sans rien dire. Nous allons réclamer au Tribunal supérieur électoral (TSE) des solutions Si ses partisans ont protesté devant le TSE à Brasilia aux cris de « fraude, fraude! », l’ex-capitaine de l’armée n’est pas allé jusque-là. « Nous devons rester mobilisés. Il reste trois semaines avant le second tour », a-t-il dit. Quatre semaines de campagne seulement Dans le clan de Haddad, 55 ans, le soulagement dominait de voir le candidat du PT qualifié pour le 2e tour. Il est parti de loin puisqu’il n’a commencé à faire campagne que quatre semaines avant le scrutin, l’ex-président Lula, emprisonné pour corruption et inéligible, ne s’étant désisté qu’au dernier moment. « Nous voulons unir les démocrates de ce pays », a déclaré Haddad. « Nous voulons un grand projet pour le Brésil, profondément démocratique, qui recherche inlassablement la justice sociale ». Le duel Bolsonaro-Haddad s’annonce très incertain et bien des choses peuvent se passer d’ici au 28 octobre, dans une campagne qui a déjà réservé d’énormes surprises entre la disqualification de l’ex-président Lula emprisonné pour corruption et l’attentat qui a failli coûter la vie à Jair Bolsonaro le 6 septembre. L’avenir de la démocratie Pour Fernando Meireiles, politologue à l’Université fédérale de Minas Gerais, « la possibilité que Bolsonaro gagne paraît la plus forte actuellement ». « Il me semble difficile que Haddad l’emporte, mais ce n’est pas impossible, il a encore une chance raisonnable », dit-il toutefois. Quoi qu’il en soit « d’ici là, il est possible que la polarisation s’accroisse » prévoit-il. C’est un Brésil très divisé qui est allé dimanche aux urnes, entre les électeurs anxieux pour l’avenir de la démocratie dans ce pays qui a connu une dictature (1964-85) dont Bolsonaro est un nostalgique et ceux qui rejettent de manière viscérale tout retour aux affaires du PT. Le grand parti de gauche qui a remporté les quatre dernières élections et a été au pouvoir 13 ans est jugé par beaucoup comme le responsable des maux multiples de ce pays déboussolé: chômage, crise économique, corruption et insécurité. L’ancienne présidente Dilma Rousseff a fait les frais du virulent sentiment anti-PT, en échouant dimanche à être élu sénatrice dans l’Etat de Minas Gerais (sud-est) alors qu’elle était favorite. Elle a aussi été copieusement huée en allant voter. Pour de nombreux électeurs, Bolsonaro est apparu comme l’homme providentiel, avec son discours sécuritaire qui préconise la libéralisation du port d’armes, sa défense des valeurs traditionnelles et son désir de « nettoyer le pays des élites corrompues ». A Rocinha, une immense favela de Rio, Antonio Pereira Moraes, 49 ans, a voté pour l’ancien militaire: « Le Brésil a besoin d’un changement, il y a beaucoup de choses à faire que les autres n’ont pas faites », a-t-il dit. Nouer des alliances Peu importe que ce député catholique de 63 ans, grand admirateur de Donald Trump, se soit surtout fait connaître par son racisme, sa misogynie et son homophobie décomplexés. L’aura du « mythe », comme le surnomment ses partisans, a rejailli sur deux de ses fils: Eduardo Bolsonaro, 34 ans, a été réélu député à Sao Paulo en pulvérisant le record absolu de voix pour une législative au Brésil. Flavio Bolsonaro, 37 ans, très présent auprès de son père, pour qui il a fait campagne après l’attentat, a été facilement élu sénateur de Rio de Janeiro. Mais la déception régnait dimanche soir chez les partisans de Bolsonaro, qui s’était dit persuadé d’être élu au premier tour. « On espérait gagner au premier tour », a confié Lourdes Azevedo, 77 ans, dans le bar d’un hôtel de Rio. « Maintenant ça va être plus difficile, au second tour, il y a un risque ».

La distillation du parfum

Le mot parfum désigne à travers la fumée, une référence à l’encens sacré, à la résine et aux bois qui définissent la pratique spirituelle dans toutes les cultures. Nos ancêtres utilisaient des matériaux parfumés pour l’embaumement, la cérémonie, pour masquer l’odeur de la mort et de la maladie. Au-delà du luxe ou de l’aspiration, un parfum est un signal de fumée porté sur le corps, un moyen de transmettre notre identité, tout en créant une frontière protectrice entre nous et le monde. Je considère que les années avant que je devienne romancier et parfumeur comme un enregistrement de terrain olfactif. Dans mes cahiers, j’écris des fragments de souvenirs olfactifs, éclairant les détails d’un lieu spécifique; ce sont les notes qui façonnent mon expérience. En tant que produit de luxe, nous considérons que le parfum est à la fois opulent et inutile. Les publicités modernes pour le parfum, depuis les premières annonces Chanel n ° 5 en 1921, présentent des corps légers et blancs vendant une marque, une perception de la richesse. Pourtant, là où on pourrait voir une belle femme, je vois l’histoire du colonialisme, une quête permanente de matériaux parfumés. Comme le L’appétit des Européens pour les épices, comme la noix de muscade, le poivre noir, le macis, la cannelle et le clou de girofle s’est développé du 15ème siècle à la fin du 18ème siècle, de même que leur domination violente sur le monde. En 1792, le sultan de Mysore [1] a déclaré que le bois de santal de Mysore était un arbre sacré et en a interdit la vente afin d’empêcher toute récolte excessive. L’huile de santal est extraite de son bois de cœur, ce qui prend 30 ans pour devenir viable pour la distillation. La force et l’odeur du bois ont conduit à son utilisation prolifique dans l’architecture, la médecine ayurvédique et chinoise, l’encens et, au 19ème siècle, la parfumerie occidentale. Quand le bois de santal indien n’était plus disponible pour les marchands chinois, ils ont commencé à commercer avec le roi Kamehameha, qui avait conquis et unifié l’île Hawai’i. Et ainsi, à la suite d’un décret à l’autre bout du monde, Hawaii est entré dans une période déchirante du commerce du bois de santal. Après que le fils du roi Kamehameha, Liholiho soit arrivé au pouvoir, il a conclu des accords de commerce extérieur sur le crédit de bois de santal, forçant les forestiers à payer des impôts pour couvrir ses dettes et surexploiter les arbres, jusqu’à ce que l’iliahi ait été décimé. Pour plus d’informations, je vous suggère la lecture du blog sur cette session pour créer son parfum à Lyon qui est très bien fait sur le sujet.

Algues alimentaires

Certaines espèces d’algues peuvent être consommées comme des légumes. Plusieurs processus de conservation des algues peuvent être utilisés : elles peuvent être séchées, congelées, mises en bocaux, salées ou servies fraîches. La consommation des algues est traditionnelle dans de nombreux pays asiatiques. Les principales espèces consommées sont la wakamé (Undaria pinnatifida), le kombu (Laminaria japonica) et le nori (Porphyra spp.). Au Japon, la consommation d’algues se situe entre 1,5 kg et 2,5 kg d’algues sèches par personne et par an. Bien que la consommation soit restée dans le même ordre de grandeurs entre 1955 et 1995, la consommation de nori et de wakamé a fortement augmentée et celle de kombu a diminuée dans le même temps (Zava T. et Zava D., 2011). En pratique une même espèce peut avoir plusieurs utilisations différentes, Laminaria japonica par exemple est utilisé pour la production d’alginates, mais aussi pour l’alimentation humaine où elle est nommée kombu. Il en est de même pour plusieurs autres espèces. Il est ainsi difficile de savoir précisément quelle proportion de la production mondiale est destinée à quelle utilisation. On observe que les algues destinées à l’alimentation humaine directe (en tant que légume) constituent entre 20 et 45 % de la part de la production mondiale totale. L’industrie des phycocolloïdes quant à elle consomme de 40 à 70 % de la production mondiale. Les utilisations autres comme l’agrofourniture ou les cosmétiques utilisent entre 10 et 15 % du tonnage total.

La Floride sans les amis

Ça faisait longtemps que je n’avais pas voyagé, dites donc ! Heureusement, il y a peu, j’ai rompu mon jeûne sédentaire : le mois dernier, ma chère et tendre et moi avons en effet réalisé un superbe voyage de groupe qui nous a permis de découvrir Miami.
C’est assez drôle, à bien y réfléchir. Il n’y a encore pas si longtemps, ma femme et moi bourlinguions uniquement par nos propres moyens. La notion même de voyage de groupe nous faisait horreur. Pourtant, nous nous entendons naturellement bien avec les gens. Nous avons en fait pris cette habitude de voyager après être partis une année en voyage entre amis. Notre amitié a pris fin peu après que nous soyions rentrés. Nous fréquentions pourtant ce couple depuis pas mal d’années, mais le fait de vivre avec durant toute une semaine nous les a fait voir sous un tout autre aspect. Nous avons soudain entrevu leur penchant autoritaire. Ils voyaient leurs vacances de manière très militaire et nous forçaient à les vivre de cette manière : lever au petit matin, programme de dingues, pas une seconde pour traîner… Vous vous doutez bien que c’est à des années-lumière de ce que j’appelle des vacances. J’ai donc très moyennement apprécié cette semaine-là et j’ai éprouvé plus d’une fois une soudaine envie de les laisser en plan dans leur délire de « profiter de tout au maximum ».
Je pense qu’en fait, on n’est pas nécessairement taillés pour vivre avec tout le monde, et ce même lorsqu’il est question de connaissances proches. Heureusement, nous nous sommes finalement rendus compte qu’il était beaucoup plus commode de partir avec des gens qui nous étaient inconnus qu’avec des amis. Pour une raison toute simple : on ne se sent pas forcés d’engager la conversation avec chaque membre du groupe et de plaire à tous ; les enjeux sont de fait beaucoup moins importants. Je crois que c’est l’idée du choix qui nous charme vraiment dans le voyage de groupe : on peut voyager de manière fusionnelle ou au contraire rester à deux. Et c’est une chose à prendre sérieusement en considération, quand on décide de partir !
Pour finir, je vous mets en lien l’agence de ce voyage de groupe à Miami. J’ai été séduit par l’organisation. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de ce voyage en Floride.

L’édition de logiciels

Le secteur des TIC recouvre des segments différents, dont l’industrie du logiciel (« software »), avec des activités industrielles et des activités de services. Cette industrie est majeure, car elle au coeur à la fois de l’innovation produits, de l’innovation dans les processus de production, mais aussi dans celle des organisations, des loisirs et de la vie quotidienne. L’édition de logiciels est résolument innovante : les 100 plus grands éditeurs français (Truffle 100) ont ainsi investi 26 % de leur chiffre d’affaires en R&D en 2005, soit 970 M€. Ce chiffre est important : il serait ainsi supérieur au budget R&D de Thomson, Schneider, L’Oréal ou Air Liquide , alors que chacune de ces entreprises est de taille comparable au Truffle 100 dans son ensemble. La production de logiciels passe principalement par : • l’édition de logiciels (ou « packaged software ») ; • le développement de logiciels spécifiques par des intégrateurs pour des entreprises industrielles et de services (services informatiques ou « IT services ») ; • le développement propre, au sein des entreprises industrielles et de services, de logiciels correspondant à leurs besoins propres (le plus souvent du logiciel embarqué ou « embedded software »). Les éditeurs français seraient entre 1 700 et 3 400, avec plus de 30 000 salariés. La France possède un certain nombre d’atouts : qualité des ingénieurs issus des grandes écoles, bon niveau de la recherche publique, dynamisme de centres comme l’INRIA, avance technologique de nombreux éditeurs de taille petite ou moyenne, et franc succès de quelques leaders (Dassault Systèmes, Business Objects, Ilog, Cegid,…). Mais globalement, le marché demeure largement dominé par les entreprises américaines, et seule une entreprise française se place dans les vingt premières (Dassault Systèmes), et les faiblesses sont réelles : déficit d’image du secteur en France et image de marque de la France dégradée dans les milieux technologiques internationaux, compétences et culture insuffisantes en anglais, difficultés à attirer les meilleurs talents de l’étranger. L’environnement est particulièrement difficile : la compétition des grands mondiaux (SAP, Oracle, IBM,…) sur des segments jusqu’ici épargnés s’intensifient, la concurrence des « nouveaux » pays ( Inde, Chine, Europe de l’Est…) s’affirme et le secteur est entré dans un mouvement général de consolidation. Accompagner les efforts des entreprises françaises qui le souhaitent paraît dès lors particulièrement utile. Un travail récent entre le ministère de l’industrie et les professionnels a conduit à une série de propositions qui semblent pragmatiques et pertinentes, et sont finançables essentiellement par ciblage des dispositifs financiers existants.

Comme un goût de pixels dans le café

D’ici peu, nous aurons tous l’air d’autistes. C’est une certitude. J’ai pu m’en rendre compte à l’occasion d’un incentive à Rome il y a quelques temps, où l’on m’a proposé d’essayer un casque de réalité augmentée. Je n’avais encore jamais testé, et j’ai sincèrement été scotché par cette expérience : l’introduction du virtuel dans la réalité offre une expérience vraiment unique, très différente mais aussi intéressante que celle de la réalité virtuelle. Jusque là, je misais plutôt sur la VR, mais autant vous dire que je me suis ravisé depuis lors : ces deux « réalité » ont leurs avantages. Tout porte à croir que cette technologie va bouleverser nos habitudes lorsqu’elle prendra place dans notre quotidien. Ma fille pourra par exemple jouer avec tous ses jouets virtuels à même le salon salon sans qu’on soit envahi. Les écrans virtuels pourront nous suivre d’une pièce à l’autre, et nous accompagner encore alors que nous cuisinons ou allons aux toilettes.
Je suis certain que ces casques ont un grand avenir, parce que les technologies les plus prometteuses tendent à coupler les choses. Si le mobile est devenu aussi vital, c’est parce qu’il sert à la fois d’appareil photo, de bibliothèque, d’ordinateur, de carte routière, de GPS, de boussole, et même de bloc-note. Les casques de RA suivent le même exemple : ils se proposent de réunir pas mal d’objets qui emplissent notre espace, et notamment nos grands écrans de télévision. Après, se pose bien évidemment la question de l’isolement. Que ce soit avec la réalité virtuelle ou la réalité augmentée, nous serons encore plus isolés dans des univers séparés. Mais comme nous porterons vraisemblablement tous un casque, il n’y aura guère qu’une poignée de réactionnaires pour s’en apercevoir.
Autant vous dire que cet incentive à Rome a été une très bonne surprise. Pouvoir faire cette expérience avant tout le monde a donné lieu à très bon moment et a émerveillé tout le monde. Je vous mets d’ailleurs en lien l’agence qui a mitonné cet événement : je l’ai trouvée très pro totu du long. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de cette activité incentive à Rome.

Les piliers de l’économie circulaire

Ce modèle cherche à dépasser le modèle économique linéaire, qui consiste à extraire, produire, consommer et jeter, en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles, des matières premières primaires et de l’énergie, minimisant les rejets associés. Il s’appuie notamment sur l’optimisation de l’utilisation de la matière (écoconception des produits et des emballages, approvisionnement durable, recyclage, réutilisation, conception low tech, efficacité et sobriété énergétique), l’augmentation de la durée de vie des produits (réparation, réemploi, réutilisation, écoconception et R&D responsables, lutte contre l’obsolescence des produits, économie de la fonctionnalité), la limitation de pertes induites en ressources en optimisant leur circulation au niveau territorial (circuits courts, écologie industrielle et territoriale, mutualisation, économie de la fonctionnalité, collaborative, du partage, open data…) et la mise en place d’écosystèmes d’acteurs, dont les acteurs publics. Selon l’Ademe, sa définition englobe sept piliers : écoconception, écologie industrielle et territoriale, économie de la fonctionnalité, consommation responsable, réemploi, réutilisation et réparation, recyclage, approvisionnement durable. L’économie circulaire permet aux entreprises : – d’appréhender le pilier environnemental de la RSE dans une logique positive de synergies, et non seulement dans une logique d’impacts ; – d’aller au-delà d’une simple vision « intra » pour tendre vers une vision « inter », et cela au niveau de la filière comme du territoire, de faire travailler les entreprises ensemble et avec d’autres acteurs (symbioses industrielles, synergies de mutualisation et de substitution, etc.) ; – de développer des modèles avec un fort ancrage local et des emplois non délocalisables ; – de challenger les modèles économiques des entreprises (exemple : passer de la vente de biens à la vente de services) et, finalement, de répondre et se mettre au niveau des exigences réglementaires de la RSE (notamment de renseigner les items environnementaux de l’article 225 de la loi Grenelle 2 : prévention en amont, réduction des consommations de ressources, mesures prises pour améliorer l’efficacité énergétique, etc.). Il est important de mesurer et de suivre l’avancée des projets. L’économie circulaire tend à mettre en place un modèle économique où les déchets sont des ressources, à travers un fonctionnement en boucle fermée de matières. Cependant, ce modèle ne pourra pas se développer selon l’ampleur souhaitée tant que le statut juridique des déchets et des matières ne sera pas clairement fixé au niveau européen et national. Le statut actuel des déchets est un frein au développement des synergies écoindustrielles : pour des raisons de coût, psychologiques, commerciales et juridiques, les industriels sont peu enclins à utiliser des matières recyclées ou des matériaux juridiquement qualifiés de déchets. La modification du droit des déchets qui introduit la possibilité de sortir du statut de « déchet » et crée la notion de « sous-produit » 3 est un atout à promouvoir. Pour ce qui est du recyclage, certaines filières ne sont pas encore suffisamment opérationnelles. La conception des produits devrait, dans la mesure du possible, être en fonction des moyens humains et financiers de l’entreprise et appréhender l’ensemble du cycle de vie du produit. La conception d’un produit pourrait intégrer des matières premières recyclées, prévoir un recyclage maximal en fin de vie, via l’écoconception, en s’appuyant sur les analyses du cycle de vie (ACV) et en luttant contre l’obsolescence programmée. En s’inspirant directement des écosystèmes naturels où des équilibres s’établissent entre les différentes espèces dans la satisfaction de leurs besoins respectifs, la création de synergies de flux de matières et d’énergie entre les acteurs d’un même territoire via l’écologie industrielle et territoriale (EIT) est essentielle à la transition vers une économie circulaire. L’originalité de l’EIT est liée à l’approche systémique qu’elle propose. En rupture avec les approches analytiques classiques, elle permet d’appréhender les systèmes dans toute leur complexité et d’identifier les interactions « clés » sur lesquelles il est souhaitable d’agir pour accroître leur sobriété et leur performance.

Ile flottante

Le week-end dernier, à l’occasion d’un cours de cuisine à Luxembourg, j’ai préparé une île flottante. Rien d’extraordinaire à première vue, si ce n’est que, tandis que nous (les autre participants et moi) préparions ce dessert relativement simple (mais revisité de fond en comble pour l’occasion), le chef s’est employé à nous décrire son histoire (celle de l’île, pas la sienne). C’est là que j’ai appris que le sens de l’expression « île flottante » peut recouvrer en réalité différents sens. Les îles flottantes ont en fait longtemps été un dessert en vogue, et leur origine se perd dans la nuit des temps : la crème, leur ingrédient principal, nous viendrait en tout cas de nos amis anglais. Sous l’Empire, il paraît qu’on en dégustait a tire-larigot. Au début du XXe siècle, cependant, elle est tombée en désuétude et a été remplacée par un entremets du même genre, mais additionné de biscuit de Savoie imbibé de kirsch. Elle est revenue en force dans sa version la plus basique comme dessert ménager par excellence dans les années 1950. La version classique est une montagne de blancs d’œufs en neige qui « flottent » sur un océan de crème anglaise. L’autre nom répandu des îles flottantes est « les œufs à la neige ». En Poitou, on les nomme « dame blanche ». L’orthodoxie pâtissière voudrait que l’on nomme ce dessert « îles flottantes » quand les blancs en neige sont cuits dans un moule à charlotte au four, et « œufs à la neige » lorsque les blancs d’œufs montés en neige sont fractionnés pour être pochés dans du lait vanillé ou du lait coupé d‘eau. On peut également les faire cuire au four… à micro ondes. Mais là, comment est-on censés les appeler : œufs flottants ? 🙂 Celles que l‘on sert chez Bocuse sont dites « de ma Grand-Mère ». C’est l’occasion de rendre hommage à cet immense cuisinier qu’est Paul Bocuse. et surtout à sa grand-mère, et à toutes celles qui, comme la mienne, donnent à leurs petits enfants le goût des bonnes choses. C’est un peu grâce à ma grand-mère que j’aime associer les saveur et que je prends plaisir à cuisiner. Cela m’évoque toujours ma grand-mère et ses fours toujours chauds, son odeur de farine. D’ailleurs, l’atelier de ce cours de cuisine avait beau être moderne, j’y retrouvais la même atmosphère à la fois affairée et décontractée, cette ambiance qui donne envie de traîner tant et plus aux fourneaux ou devant sa planche à découper. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de ce de atelier de cuisine à Luxembourg.

cuisine 8

SNCF : une gestion cloisonnée de l’entreprise pour mieux la privatiser à terme

Initiée par l’entreprise SNCF en 1996, la gestion par activité s’est accentuée au fil des ans pour devenir une gestion par produit. Le système ferroviaire a besoin, pour un fonctionnement optimal, d’être intégré. Produire un train, le faire circuler dans des conditions de sécurité, fiabilité, confort et régularité nécessitent une synergie entre tous les acteurs et métiers du ferroviaire. En segmentant le travail des cheminots dans des établissements dédiés, on sépare les maillons d’une chaine indispensable à la qualité de l’offre ferroviaire. La rigidité induite par ce fonctionnement « en tubes » empêche la mutualisation et la complémentarité. La gestion par produit dans les activités séparées n’a fait que renforcer l’effet bloquant. Ainsi, un conducteur de train est soit un conducteur de TGV, du FRET ou du TER. Un contrôleur de train fait du TER ou du TGV. Idem pour la maintenance du matériel ou l’entretien et la circulation ferroviaire. Les surcoûts générés par la facturation comptable entre les EPIC, les activités, les établissements et les services pour les prestations qui devraient être mutualisées sont importants, mais jamais communiqués par l’entreprise. S’il est aisé de comprendre que ce fonctionnement est cher et contre-productif, il présente néanmoins, pour les partisans du libéralisme, le meilleur moyen de privatiser l’entreprise. Les activités indépendantes les unes des autres, produisent des comptes financiers, investissent pour elles-mêmes, ont leur propre gestion de l’emploi et des qualifications avec des objectifs de rentabilité parfois supérieurs à ceux des multinationales. Bien entendu, cette conception des taux de rentabilité à deux chiffres génère inévitablement de la recherche de productivité au détriment de la qualité de service rendu aux utilisateurs.